Bio-Charbon

June 27, 2017

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Senegal

Bio-Charbon

A propos de l'organisation chargée de la mise en oeuvre: 

Nom: Nebeday

Pays: Senegal

Année de fondation: 2011

Type d'organisation:  Association ou organisation communautaire / Statut juridique sans but lucratif reconnu / Groupe ou organisation autochtone / Groupe ou association de jeunes

Description

Afin de préserver les forêts, le bio-charbon apparait comme une alternative durable au charbon de bois, et réduit la coupe des arbres et les feux de brousse.
Le bio-charbon appelé est de plus en plus utilisé par des ménages du département de Kaolack vivant en zone urbaine, en lieu et place du gaz-butane, ou encore du charbon de bois. L’usage du bio-charbon est plus économique pour les ménages. Il permet de réduire de moitié les dépenses en achat de gaz butane, ou encore le charbon de bois pour la cuisine et d’autres besoins des ménages.

Nebedaya a lancé un palliatif pour atténuer la pression sur les ressources forestières, par la production de bio-charbon : un mélange de paille carbonisé, d’eau et d’argile. Le processus commence par la récolte de la paille dans les champs protégés par des pare-feux. La paille est ensuite mise dans des fûts en métal pour être carbonisée. Ces fûts sont refermés et bouchés avec du sable mouillé pour créer une combustion sans oxygène.

La poudre est ensuite mélangée à de l’eau argileuse puis mise à sécher au soleil. Le mélange obtenu est une poudre noirâtre appelée. Celle-ci est à nouveau mélangée à de l’eau pour former une pâte pour la transformation en briquettes de charbon.
Le pressage manuel étant pénible, il a donc fallu mettre au point un système plus performant avec des matériaux recyclés afin de réduire la pénibilité de la tâche et augmenter sensiblement la production.

Le bio-charbon ne fait pas d’étincelles et ne produit pas de gaz.

Élément de la nature

Forêts

Tipo de Acción

Protection / Utilisation durable / Accès et partage des avantages / Sensibilisation et éducation

Elemento de Desarrollo Sostenible

Emplois et moyens de subsistance / Sécurité alimentaire / Action climatique

Objectifs de développement durable mis en oeuvre

          

Impacts environnementaux

Au Sénégal, on estime que chaque année, une superficie de 215 hectares de terrain disparait au jour le jour du fait de l’action de l’homme. Les forêts sont souvent coupées pour la transformation du bois en charbon ou bois de chauffe. Des études révèlent toutefois que l’exploitation abusive des forêts dépend aussi en grande partie de la poussée démographique. Ces situations favorisent l’épuisement prématuré des ressources forestières.

Dans le Delta du Saloum, « Neebaday » a aussi révélé une consommation annuelle et individuelle de 58 kilogrammes. Ce qui est une sérieuse menace pour la forêt de Sangako qui, en marge de ses potentialités naturelles, fait aujourd’hui le charme du Delta du Saloum. A ces actions, s’ajoutent les feux de brousse dont 2000 cas sont déclarés tous les ans dans cette partie du pays. Mais également la baisse pluviométrique constatée ces dernières années dans la sphère du « Ndiombatto ».

Impacts sur le développement durable

Nébéday appui et accompagne 12 groupements de femmes du département de Kaolack. Chacun de ces groupements disposent d’une presse pour la production du bio-charbon.

Le processus de fabrication commence à Toubacouta (Région de Fatick), où de la paille carbonisée est mélangée à de l’argile, pour obtenir une matière première.

Ce produit est ensuite transféré à Kaolack où se trouvent les unités de presse destinées à la fabrication du bio-charbon.

La production journalière prévisionnelle est de 35 kilogrammes par groupement, et l’écoulement de nos produits se fait au niveau des unités de production, au marché, dans les boutiques. Les sachets de 500 grammes sont vendus à 100 francs CFA l'unité, et les sacs de 50 kg à 5000 francs CFA/unité.

L'augmentation de la production et l'utilisation progressive du bio-charbon dans les ménages contribue à améliorer l'économie locale grâce à la naissance de cette nouvelle filière.

Évolutivité

L'exploitation abusive des forêts est un phénomène constaté dans les autres parties du territoire national à cause de la démographie. Mais également la baisse pluviométrique constatée ces dernières années dans la sphère du « Ndiombatto » et les animaux en divagation qui, à leur passage, détruisent toute sorte d’espèce végétale.
Fatick et les autres régions forestières environnantes pourraient être les prochaines cibles des producteurs. La déforestation fait des ravages dans cette partie et les populations utilisent beaucoup les bouses de vache pour la cuisson de leurs aliments. L’idéal est que le bio-charbon qui est aujourd’hui soit subventionné par l’Etat pour une production et une consommation à plus grande échelle. Mais s’il est plus écologique que le charbon de bois, il met plus de temps pour cuire les aliments.

Réplicabilité

La matière première est disponible et accessible dans tous le pays et dans toute la zone sahélienne confrontée à la dégradation des ressources forestières. Le procédé est simple et facile à vulgariser au sein des communautés.
Cependant, il faut admettre que le changement des habitudes des populations se fera au fil du temps et demande une sensibilisation assidue au sein des groupes concernés. Par ailleurs, il est à noter que le bio-charbon est plus écologique que le charbon de bois, mais il met plus de temps pour cuire les aliments. Une lenteur qui, selon les observations, est dû à l’argile qui est utilisé comme liant et qui finit par occuper 15% du volume final du bio-charbon et réduit sa puissance calorifique. Des tests avec de l’amidon à la place de l’argile sont faite pour corriger ces insuffisances. Ainsi, la puissance est décuplée et la cuisson plus rapide. L'inconvénient est que l’amidon a un coût alors que l’argile est gratuite et risque d'augmenter le prix du bio-charbon.

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