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Gabon

 

About the Implementing organization

ASSOCIATION CULTURE NATURE EDZENGUI

Country: Gabon

Year of establishment: 2012

Type of organization: Association ou organisation communautaire, Statut d’organisme à but non lucratif légalement reconnu, Groupe ou organisation de peuples autochtones, Groupe ou association de minorités ethniques

Description

Les Baka du Gabon sont localisés au nord du pays, dans les provinces du Woleu-Ntem et l’Ogooué-Ivindo, plus précisément à Minvoul, aux environs du massif forestier de Minkébé, ainsi qu’à Makokou. Les études menées jusqu’à ce jour les dénombre à 800 personnes, mais d’autres sources les chiffrent à 3000. Les Baka ont bénéficié jusqu’à présent de la plus grande attention de la part des chercheurs qui leur ont consacré un grand nombre de publications. Ils parlent une langue d’origine oubanguienne, tandis qu’ils utilisent le fang comme langue de communication avec leurs voisins. Les recherches réalisées sur ce groupe les présentent comme un peuple vivant dans les campements représentant leurs unités sociales de base et comme un peuple étant très attaché à la forêt. Les regroupements de familles font en outre que cette unité sociale soit aujourd’hui perturbée par l’exploitation forestière non contrôlée. Ainsi, les seize clans qui structurent la communauté baka du Gabon (Mvé Mebia, 2002, données disponibles au WWF, projet Minkébé) semblent socialement impactés par le nouveau système d’exploitation forestière. La vie économique des Baka est organisée autour des activités de collecte et de petite chasse de subsistance. A présent, les cas ne sont pas rares où on peut rencontrer les plantations de tubercules, de manioc et banane, à proximité d’un campement baka. Ils ont adopté l’agriculture comme une activité de subsistance. La dépendance des populations autochtones et locales vis-à-vis des ressources forestières environnantes est évidente. Elles vivent de la forêt, pour laquelle ces ressources contribuent considérablement à leur existence quotidienne (sécurité alimentaire, plantes médicinale, rites communautaires et individuels, refuge naturel...). Cependant, depuis le démarrage de l’exploitation forestière, ainsi que le classement du parc national de Minkébé dans la région, les différents programmes de travail, n’ont laissé que peu de chance aux populations de s’exprimer, dans le processus aussi bien de l’aménagement du Parc, que celui des Concessions Forestières sous Aménagement Durable (CFAD). Les communautés autochtones et locales se trouvent donc sous deux régimes de gestion des ressources naturelles l’un pour la gestion de l’aire protégée de Minkébé, l’autre pour l’exploitation des Concessions Forestières. Dans le cas spécifique de la zone d’intervention immédiate de l’Association Culture Nature Edzengui, les communautés Baka (minoritaires) ne sont toujours pas impliquées, de façon permanente, dans tous les processus d’aménagement. Un Plan d’Aménagement Provisoire a même déjà été mis en place, pour la période 2009-2034 par l’ONG TERA (Terre-Environnement-Aménagement) qui intervient dans la Concession Forestière de TTIB (Tropical Timber Industrial Board). La Société TTIB (Tropical Timber Industry Board) est implantée depuis août 2002 dans le nord du Gabon, à l’est de l’axe Oyem-Minvoul et au nord de l’axe Oyem-Konossoville. TTIB est signataire d’une Convention provisoire d’Aménagement-Exploitation-Transformation (CPAET) sur une concession de 140 000 ha, et s’est engagée en octobre 2004, dans un processus d’aménagement durable, d’abord en partenariat avec la société Forestal-Gabon, puis depuis septembre 2008, et dans le cadre de la finalisation des études et de l’élaboration du plan d’aménagement avec la société TERRA.Une grande partie de cette Concession Forestière allant jusqu’à Evela (Minvoul) est en exploitation depuis 2014, et ce jusqu’en 2023, notamment, les Unités Forestières (UFG 2) et (UFG 4), couvrant respectivement une superficie de 29120 hectares et 26126 hectares.Suivant le cours de cette exploitation, les communautés autochtones, soutenues par l’Association Culture Nature Edzengui initient le projet "Sécurité Alimentaire Foncière et Protection des Plantes Médicinales" (SAF-PPM), intégré dans l’agenda de l’aménagement des Concessions Forestières. Tout en s’intéressant à l’activité de l’hévéaculture (Olam Rubber,).

Nature Element

Forêts︱Zones humides et rivières

Type of Action

Protection des écosystèmes︱Utilisation durable des ressources naturelles︱Accord sur l’accès et le partage des avantages︱Défense des droits fonciers et de l’eau

Sustainable Development Element

Emplois et moyens de subsistance︱Sécurité de l’approvisionnement en eau ︱Consommation et production durables︱Partenariats

Related Sustainable Development Goal(s)

          

Environmental Impacts

Depuis le lancement de l’exploitation forestière dans cette zone, aucune mesure de compensation en faveur des communautés locales n’a été mise en place sur la base de l’article 251 de la Législation forestière gabonaise. Avec le grand projet de conservation du massif forestier de Minkébé en 1997, les Bka avaient pourtant été sollicités pour servir de « pisteurs », à ce jour, les autorités gabonaises appuient la mise en place des forêts communautaires, cette disposition peut être salutaire, aussi bien pour les Baka, très familiers à la forêt qui sépare la frontière sud-cameroun à la limite nord du parc national de Minkébé, d’une superficie de 2333 km²


CLIMATE IMPACTS

Selon la tradition véhiculée depuis plusieurs générations, les populations autochtones vivent de chasse, de pêche et de cueillette. Dans cette logique, certaines populations dites "Pygmées" ont le statut de "premières Nation", du fait de la reconnaissance, au niveau international, de l’immensité de leur patrimoine culturel immatériel (à préserver).L’histoire de la région en général et du massif forestier de Minkébé, est pleine d’enseignement, au regard de la relocalisation de la majorité des habitants le long des axes routiers, observés actuellement dans le nord du Gabon. En effet, la majorité de la population actuelle se souvient encore de l’abandon de nombreux sites ancestraux. Quatre vingt années, ces espaces sont aujourd’hui classés en "Sites Exploitables", aux fins de l’utilisation du bois.La conséquence, au niveau économique est que les populations autochtones sont "nostalgiques" à leurs terroir, très fertile, et économiquement viable.

Sustainable Development Impacts

Le projet "Sécurité Alimentaire et Foncière-Protection des Plantes Médicinales" (SAF-PPM) couvre l’ensemble du massif forestier de Minkébé avec comme domaines d’intervention, l’emploi et les moyens de subsistance, la sécurité de l’approvisionnement en eau, la consommation et la production durable, mais également la promotion du partenariat.- A propos de l’emploi et les moyens de subsistance, les communautés autochtones pygmées de la région de Minkébé ne sont pas décemment rémunérés par les gestionnaires forestiers. Dans la majorité des cas, les contrats ne sont pas écrits (1) et ceux-ci ne vont pas à leur terme. Une situation qui fragilise la relation entre employés et gestionnaires forestiers ;- Aujourd’hui, aucun village pygmée n’est approvisionné en eau potable;- Avec l’exploitation forestière, les populations ne sont pas impliquées dans l’aménagement forestier (voir protection et collecte des Produits Forestiers Non Ligneux);- Aucune collaboration explicite n’existe.


RESILIENCE, ADAPTABILITY, AND SELF-SUFFICIENCY

Selon la tradition baka, entretenue depuis plusieurs générations, les membres de la communauté (hommes et femmes) ont toujours vécu au rythme des saisons, c’est-à-dire de manière cyclique. Pour illustrer cela, il faut noter que toutes les activités n’étaient effectuées au même moment. Dans cette logique, les Baka avaient l’habitude de de vivre de campement en campement à la quête des provisions nécessaires pour la famille. Par la même occasion, ces migrations constituaient les moments propices de transmissions de connaissances traditionnelles.L’histoire de la région en général et du massif forestier de Minkébé, est pleine d’enseignement, au regard de la relocalisation de la majorité des habitants le long des axes routiers, observés actuellement dans le nord du Gabon. En effet, la majorité de la population actuelle se souvient encore de l’abandon de nombreux sites ancestraux. Quatre vingt ans après, ces espaces sont aujourd’hui classés comme "Forêt de Production", aux fins de l’utilisRéduction des inégalités- Le problème des inégalités sociales est un problème, diversement apprécié et évident au Gabon. Etabli sur la base de la gestion des ressources naturelles, ainsi que leur partage, à l’échelle du territoire national, le Rapport Intermédiaire de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) en déduit que les avantages issus des ressources naturelles sont très mal répartis (2014).Avec une population de 1, 63 millions d’habitants, le Produit Intérieur Brut (PIB) par habitant (USD courant) était de 11256 (Source: WDI, 2014). Ainsi, le Gabon a pleinement les atouts pour valoriser son économie. Afin de corriger les écarts sociaux avérés, le Gabon a ainsi opté de ratifier le Protocole APA (Accès et Partage des Avantages), le 11 novembre 2011, dans le cadre des trois (3) piliers mis en place par le Chef de l’Etat "Gabon Vert" de l’économie nationale. Il apparaît aujourd’hui plus qu’urgent de mettre en oeuvre une "Stratégie Nationale" efficace ou passer directement au Plan d’Action APA (Accès et Partage des Avantages) sur les Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL).Pour le cas spécifique des populations autochtones minoritaires (Baka), il est important de mettre en pratique, les recommandations en rapport avec l’accès aux ressources naturelles, puis intégrer les objectifs de développement durable (ODD). Le projet "Sécurité Alimentaire et Foncière et Protection du Plantes Médicinales" (SAF -PPM) met l’accent sur l’égalité des sexes.


REDUCED INEQUALITIES

Réduction des inégalités- Le problème des inégalités sociales est un problème, diversement apprécié et évident au Gabon. Etabli sur la base de la gestion des ressources naturelles, ainsi que leur partage, à l’échelle du territoire national, le Rapport Intermédiaire de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) en déduit que les avantages issus des ressources naturelles sont très mal répartis (2014).Avec une population de 1, 63 millions d’habitants, le Produit Intérieur Brut (PIB) par habitant (USD courant) était de 11256 (Source: WDI, 2014). Ainsi, le Gabon a pleinement les atouts pour valoriser son économie. Afin de corriger les écarts sociaux avérés, le Gabon a ainsi opté de ratifier le Protocole APA (Accès et Partage des Avantages), le 11 novembre 2011, dans le cadre des trois (3) piliers mis en place par le Chef de l’Etat "Gabon Vert" de l’économie nationale. Il apparaît aujourd’hui plus qu’urgent de mettre en oeuvre une "Stratégie Nationale" efficace ou passer directement au Plan d’Action APA (Accès et Partage des Avantages) sur les Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL).Pour le cas spécifique des populations autochtones minoritaires (Baka), il est important de mettre en pratique, les recommandations en rapport avec l’accès aux ressources naturelles, puis intégrer les objectifs de développement durable (ODD). Le projet "Sécurité Alimentaire et Foncière et Protection du Plantes Médicinales" (SAF -PPM) met l’accent sur l’égalité des sexes.


GENDER EQUALITY

L’initiative prend en compte de l’approche "genre". Autant les activités masculines seront valorisées de le processus de sa mise en oeuvre, autant les activités féminines seront considérées. La composante féminine, au regard de son rôle à jouer dans le cadre de la sécurité alimentaire, sera porteuse du projet, dans l’optique de dresser un inventaire systématique des arbres à usage alimentaire, dans le Massif Forestier de Minkébé. Tout en impliquant la composante "Femme" dans la préservation des essences végétales à usage alimentaire et celles à usage médicinal, l’extension de leur domaine d’intervention ira jusqu’à l’écotourisme communautaire. A l’occasion de l’Assemblée Générale ordinaire tenue à Minvoul le 25 mars 2015, un club dénommé « Mabé » fut créé à l’intention des femmes (voir article 26 et 27 du Statut de l’Association Culture Nature Edzengui. Le fichier du Procès-Verbal est joint en Annexe).Dans le cadre du programme écotourisme, qui vise à promouvoir aussi bien la conservation et le développement communautaire, les femmes seront consultées une fois de plus. Elles devront se prononcer, à chaque fois que se tiendront les audits économiques, environnementaux et sociaux. Dans le processus évolutif de ce programme, les femmes participent à tous les niveaux à l’élaboration du « Cahier des Charges Contractuelles », ainsi qu’à la cartographie sociale participative, conformément à l’Arrêté n° 103 – 2014, portant sur l’adoption des Cahiers de Charges Contractuelles.


SOCIAL INCLUSION

Le projet SAF-PPM (Sécurité Alimentaire et Foncière – Protection du Patrimoine Médecinale) intègre les Organisations de Défense des Droits Humains (ODDH) qui souhaitent renforcer leur capacité d’action et d’influence. Les organisations, tel que le FSC (Forest Steawaedship Council), ainsi que les organes du système des Nations-Unies, tel l’IPACC (Comité de Coordination des Peuples Autochtones d’Afrique), et bien d’autres y sont admis. Cela est possible grâce à un soutien financier durable et un accompagnement spécifique, combinant formation et terrain.Les Organisations de Défense des Droits Humains (ODDH) sont sélectionnées sur la base d’un appel à proposition diffusé auprès de la Société Civile.Les projets structurés dans le cadre de cet appel à proposition doivent s’inscrire dans le chapitre de l’une des trois thématique suivantes ;- L’amélioration de l’accès à la justice et les rapports entre gestionnaires forestiers et employés autochtones recrutés ;- La promotion de l’équité sociale, pour la bonne gouvernance et la participation des populations locales à l’aménagement forestier ;- La lutte contre les discriminations à l’encontre des minorités ethniques (peuples autochtones) et sociales ;Les autres cibles tendent vers une évolution des mentalités du grand public. Le projet SAF-PPM entre dans le cadre du Projet Intégré d’Appui pour le Développement intégré des Populations Pygmées (PIADEP), il permet aux populations autochtones de mieux connaître leur droits, de préven

Scalability

L’action doit être étendue au niveau national, à partir de l’expérience de Minkébé. La raison partagée, c’est que les populations baka sont considérées comme une des rares entités sociales encore très attachées à la forêt, malgré la sédentarisation progressive. En étant impliquées dans les programmes d’aménagement forestier au Gabon, cette communauté constitue un modèle de référence. Ainsi, la mise en œuvre de certains éléments du développement durable, tel que le Cahier de Charges Contractuelles, aiderait certaines communautés à ajuster leurs stratégie de développement endogène. Pour cela, plusieurs actions sont envisagées, en termes de sensibilisation, d’action et de restitution. Dans cette logique, un atelier de restitution nationale est organisé avec la participation de toutes les parties prenantes (autorités locales, départementales, communautés et gestionnaires forestiers).

Replicability

L’action est novatrice au Gabon. Elle est recommandée dans le Bassin du Congo, après une "Une Etude de faisabilité sur la Mise en oeuvre des Principes 2 et 3 du FSC dans le Bassin du Congo menée en République Démocratique du Congo, en République du Congo et au Gabon" (Jérôme Lewis, Luke Freenen et Sophie Borreill, 2008). ayant recommandé un outil méthodologique, applicable en milieu autochtone, désigné CLIP (Consentement Libre et Informé Préalable), cette procédure va dans le sens d’impliquer les populations autochtones dans le processus de la gestion forestière dans le Bassin du Congo.. Dans cette perspective, le CLIP favorise la mise en place des Principes 2 et 3, qui, respectivement se résument autour de "Régime Foncier et Droits d’Usage et Responsabilités" (1), puis sur "les Droits des Peuples Autochtones" (3). En d’autres termes, les droits fonciers et d’usage à long terme des ressources foncières et forestières doivent être légalement établis.

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